Copyright (c) 1999 by Nicole Dufournaud
Cette transcription a été
réalisée par Nicole Dufournaud pour son
mémoire de maîtrise
et est consultable à l'URL suivant :
http://nicole.dufournaud.net/remission/.
Si vous utilisez ce document pour une publication, prière de
référencer le mémoire de maîtrise et si vous l'utilisez en ligne,
prière de référencer l'URL du document.
This transcription has been done by Nicole Dufournaud for her
Master's Thesis
and is available at:
http://nicole.dufournaud.net/remission/.
If you use this document for a publication, please add the Master's
Thesis in the citations; if you use it online, please reference this URL.
10/08/1532
<164 verso>
Remission pour Alexandre Aubree, la
verificacion
au
seneschal de Vennes.
[1] Francois,
etc,
savoir faisons a tous
presens et advenir,
[2] nous
avoir receu l'humble
suplicacion et requeste
[3] des gens et amys consanguyns de Alexandre Aubree
[4] de la
paroisse d'Aulneville en Normandie, pouvre jeune
[5] home, boullangier, de le age de xxv ans ou envyron,
[6] serviteur du maistre boulanger de la maison de
notredit
[7] filz le dauphin, Contenant
que le samady tiers jour de ce
[8] present moys, ainsi
come ledit Aubree estoit allé a noz
[9] moulins de ceste ville de
Vennes, appelles Les Moulins
[10] au Duc, et y faict porter du forment pour moudre
[11] pour
fere pain a
servir a la maison
notredit filz, trouva
[12] illecques ung jeune garson qu'il ne
congnoissoit
<165 recto>
[13] qu'il a depuys ouyr
nommer Allain Legruyer auquel
[14] ledit Aubree dist
par telles ou semblables
parolles :
« Vien ca !
[15] Vien creublé* ou nettyé* mon blé ! » Auquel
ledit
[16] Allain respondit :
« Donnez-moy de l'argent ou donnez-
[17] moy quelque chose ! » Sur quoy
ledit Aubree qui avoit
[18] haste de
fere mouldre
sadite farine, despit
que ledit Allain
[19] ne faisoit conpte de ce qu'il luy disoit, donna
[20] audit Allain ung coup de poingn clos sus la teste,
[21] deux ou troys
autres coups sur le cousté gauche
[22] et ung autre sus l'estoumac ; a raison desquelz
[23] ledit Allain alla de vie a deceix
celluy mesmes jour
[24] envyron huit heures du soir. Si nous ont outre
[25] remonstré
lesdits supplians que entre
ledit Aubree et
[26] ledit Allain Legruyer n'y avoit
oncques eu querelle,
[27] debat ny differant et n'avoynt eu
congnoissance
[28] l'un de l'autre et
que ledit Aubree est jeune
homme
[29] bien vivant et savant en
sondit mestier sans jamais
[30] avoir esté actaint ne
convaincu d'aucun mauvaix cas
[31] fors de
celluy de
present luy advenu
par malle fortune
[32] sans
avoir eu esperance que estimé
que a
cause desdits
[33] coups
ledit Legruyer fut decebdé. Nous
supliant
[34] lesdits exposans qu'il nous plaise
dudit cas luy
impartir
[35] noz lettres de grace, remission et
pardon,
tres humblement,
[36] le nous requerant. Pour quoy
nous,
etc.
Mandart